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 people always leave. ❞

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Bienvenue à Cambridge,Lyzea M. Standford Date d'inscription : 06/02/2013
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MessageSujet: people always leave. ❞   Ven 8 Fév - 17:05

⊱ flash-back. ⊱

Sept heures trente du matin. Le soleil n'est pas encore levé sur Cambrige mais moi, je ne parviens plus à fermer l'oeil. Je fixe le plafond qui me surplombe et je me tourne à plusieurs reprises sous ma couette. D'abord à droite, puis à gauche. Une fois sur le ventre. Puis finalement sur le dos. Je soupire bruyamment, agacée de ne plus trouver le sommeil. Rester ainsi me perturbe et me fait réfléchir. Je repasse de nombreux évènements dans ma tête. Je repense à mes parents que je n'ai pas vu depuis des mois et qui entretiennent avec moi une relation purement téléphonique. A cette simple pensée, je soupire, je grogne. Oui, ils me manquent et pourtant, je ne ferais pas le premier pas. Suis-je à ma place ici, à Cambridge ? Ai-je autant ma place que les autres ? Entourée d'amis formidables tel qu'Aileen, Aaliyah, Dolce, Jared et de mes cousins Austin et Maxwell, je n'ai nullement à me plaindre. Du moins, en apparence. Ne dit-on pas que le sourire n'est qu'un masque et qu'il peut cacher de nombreuses choses ? De nombreux maux ? D'un pas lourd, je sort du lit et réunis vulgairement mes affaires dans les premières valises que je trouve. A peine réveillée, je réalise un ménage presque parfait dans la chambre qui m'a été appropriée à mon arrivée dans la villa avec Aileen. Je change les draps, fais les poussières et tire les rideaux. La chambre est comme neuve, ne laissant aucune trace de moi et de mon passage. Je vais ensuite me doucher, prenant le soin de ne pas faire trop de bruits. J'enfile rapidement mes sous-vêtements, un jean ainsi qu'un petit haut. Réunissant mes cheveux en une queue sur le sommet de mon crâne, j'enfile une veste assez chaude puis vais chercher mes quelques valises. (...)

Une heure plus tard, me voilà sur le pas de la porte. Mes valises sont dans ma voiture et n'attendent désormais plus que moi. Il est l'heure. Il est temps pour moi de m'évader, de partir à l'aventure. Ne souhaitant qu'Aileen s'inquiète de mon départ, je griffonne rapidement un petit mot que j'accroche contre le réfrigérateur. Un petit magnet tenant le papier contre le meuble, j'esquisse un dernier sourire en posant mon regard sur notre photo accrochée elle aussi. Une amitié comme celle-ci n'est pourtant pas à négliger, et encore moins à bâcler. Me pardonnera t-elle de ce départ précipité ? Mes lèvres se tordent sous la nervosité avant que je ne monte à petit pas vers sa chambre. La lumière encore éteinte, je suppose qu'elle dort encore à poings fermés. Ai-je raison ? Je serre la mâchoire en poussant lentement la porte. Pour une fois, celle-ci ne se mets pas à grincer Je m'approche de ma colocataire et la regarde dormir. A nouveau, un sourire étire mes lèvres avant que je ne me penche par dessus sa silhouette, allant déposer un baiser sur sa tempe avant qu'elle ne grogne " C'est moi, je vais chercher le petit-déj, je reviens " murmurais-je en sachant bien qu'elle ne se lèverait pas pour protester. Je tirais le drap et l'emmenais sur son corps afin de la recouvrir puis sortais de la chambre et rapidement, du logement. Ce n'est qu'un au revoir.

⊱ fin du flash-back. ⊱

Retourner aux sources, repartir à Los Angeles. Fuir. Tel avait été mon choix. Poursuivre mes études en Journalisme à Harvard avait été un choix on ne peux plus respectable de ma part et pourtant, je m'étais enfuie sans même prendre le temps de boucler mes semestres convenablement. Je laissais de nouveau derrière moi mes amis, mes cousins et aussi mes souvenirs. Oui, Cambridge avait été chargée en souvenirs pour moi. Autant de bons que de mauvais. Mais malgré tous les bons côtés, partir avait été pour moi une délivrance. Partir. Fuir. Sans un mot. Sans la moindre explication. Je m'étais simplement contentée d'un simple mot griffonné au moment même de mon départ et que j'avais accroché au réfrigérateur de la villa que je partageais avec Aileen. Mon numéro de téléphone avait changé depuis, mon compte facebook avait été mis en suspens et mes adresses internet avaient toutes été fermées. Comme coupée du monde, je m'étais simplement isolée afin de me retrouver avec moi-même. Rien ne semblait prédire cela et pourtant, je ressentais vainement ce sentiment de n'être à ma place nulle part. Et bien que les jumeaux soient pour moi comme mes propres frères, ils n'étaient parvenus à me retenir. Depuis ce départ, bien des choses avaient changées. Premièrement, moi-même. Non pas que je me sentais plus femme qu'auparavant mais il n'y avait aucun doute sur le fait que j'avais gagné en maturité. De plus, mon orientation professionnelle avait elle-même changée, passant du journalisme au droit. Choix qui ne fût pas sans difficultés puisque repartir en première année alors que mes études semblaient être toutes tracées, s'avérait difficile à encaisser. Les difficultés, les embûches, rien ne m'avait déstabilisé. A tel point que j'étais actuellement diplômée, reconnue en tant qu'avocate. Qui l'aurait cru ? Probablement pas moi il y a de cela quelques années.

C'est donc vers 17:45 que j'arrivais au coeur du parc où j'avais autrefois l'habitude de venir me balader. Bien sûr, ce lieu regorgeait de souvenirs divers et variés. Mais ceux-ci étaient bien enfouis, rangés dans un tiroir et ne semblaient pas être prêt à être remis sur le tapis. Un simple jogging de décrassage alors que mon chiot, Vitto, me suivait en aboyant. Cela faisait maintenant plus d'une grosse demi-heure que nous courions dans l'espace public, croisant de nombreux passants, couples, enfants. Mais, alors que je m'apprêtais à retrouver mon souffle auprès d'un vieil arbre, un silence on ne peux plus suspect se mit à planer autour de moi. Ni une ni deux, je me retournais et scrutais le sol en tournant sur moi-même. " Merde ! Vitto ! " m'écriais-je, retournant sur mes pas rapidement en regardant tout autour de moi. Ma petite bête venait de s'enfuir sans même que je puisse m'en rendre compte. " Vitto ? Vitto ! " continuais-je, à bout de souffle.
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