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 « Perdre un bébé, c’est comme se masturber dans un avion, c’est plutôt mal vu. » ҩ Aileen.

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Bienvenue à Cambridge,Maxwell T. Wellinghton Date d'inscription : 07/01/2013
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MessageSujet: « Perdre un bébé, c’est comme se masturber dans un avion, c’est plutôt mal vu. » ҩ Aileen.   Mar 5 Fév - 17:43


Aileen & Maxwell

« Mon fils m'a parlé d'une souris de couleur verte qui trempée dans de l'huile se muterait en escargot. Je crois qu'il prend de la drogue ! »


A droite, il y a un poney à longs poils. A gauche, un écureuil avec des pois roses. Décidément, Los Angeles a beaucoup changé depuis toutes ces années. Oh, une libellule jaune et Tom qui court après, mort de rire. Et voila que Dolce se met à courir après Tom. Mais non, ça ne va pas du tout ! Pourquoi elle part ? Et moi, je fais quoi ? Je lève les yeux au ciel, en serrant la petite boîte dans ma poche de jean. Il faut que je fasse comme Chuck Norris, bon sang, que je prenne mon courage à une main ! Aujourd’hui, je demande Dolce en mariage. Et tant pis pour cet écureuil qui hausse les sourcils d’un air pervers en la regardant. C’est moi et personne d’autre, voila ! Pas même un écureuil tout mignon. Finalement, Dolce vient me rejoindre, notre fils dans les bras et moi, je me tourne vers elle, plus stressé que jamais, plus tendu qu’un string taille S sur un éléphant. Sérieusement, je me sens aussi mal à l’aise ici qu’un pingouin au Sahara. J’inspire, je souffle à plusieurs reprises et je vois Dolce qui baisse les yeux sur mon entrejambe. Au passage, j’éclate de rire en l’imitant, remarquant la petite boîte qui dessine une protubérance dans mon jean. « Tu crois que c’est parce que j’suis très content de te voir ? C’est pas totalement faux mais c’est pas vraiment ça non plus. » Dolce rigole avec moi et ça me détend un peu, mine de rien. Je calme mon rire et finalement, je pose un genou à terre, sortant la boîte de ma poche pour l’ouvrir, la tendant à Dolce. « AH NON ! » La jolie blonde prend un air outré et moi, je sens les traits de mon visage s’affaisser. « AH NON MAIS CA VA PAS, MAXWELL WELLINGHTON ! » Dolce semble à la fois énervée et effrayée, presque choquée même et moi, je ne comprends pas ce qui se passe. Je sais juste que mon pire cauchemar se réalise. « Comment tu peux croire que j’veux me marier avec toi ? » Je me relève machinalement, en refermant la boîte, plantant mes yeux dans ceux de la jolie blonde et voila que Tom se met à pleurer dans les bras de sa maman. « Et ben, tu sais quoi, Dolce ? T’as toujours cru que j’aimais les tomates ? Eh ben, en fait, C’ETAIT PAS VRAI ! » Je lance, en hurlant presque, faisant volte face.

Et là, je n’ai même pas le temps de savoir ce qui m’attend ensuite que je me réveille brutalement, en sentant la main de Dolce sur mon torse. « Max … » Je l’entends murmurer. « Tu peux aller voir Tom, s’il te plaît ? » Hein ? Qui ? Où ? Comment ? Je me redresse dans notre lit, baissant les yeux sur Dolce avant de reporter mon regard sur le radio réveil. Il est à peine six heures du matin. Je soupire en entendant notre petit garçon brailler dans la chambre à côté, avant d’aller déposer un bisou sur la tempe de Dolce. « Je m’en occupe, t’inquiètes. Faut aussi que j’aille amener Roman à l’aéroport. Passe une bonne journée, princesse. » Et voila que je me lève. Et c’est comme ça que la journée commence pour moi. Un biberon, une couche à changer et une douche bien méritée pour moi. Ouais, comme d’habitude, Tom adore me faire pipi dessus, c’est très agréable. A moitié réveillé, je réussis à enfiler le manteau du petit bonhomme à l’envers, m’en rendant compte seulement alors que j’étais prêt à passer la porte pour sortir. « Et évidement, t’aurais pas pu m’dire ? » Je lance en retournant à l’intérieur, tandis que Tom gazouille tranquillement dans son porte bébé. « Bah non forcément, tu sais pas parler. J’sais pas ce qui t’apprennes tes parents ! » Je soupire un peu, en réinstallant Tom dans son porte bébé. En plus, je n’y comprends à ce foutu système de sangles. Il y en a partout. Des sangles au niveau des pieds, d’autres pour la taille, d’autres pour les épaules. Il y a plus de poids en ceintures qu’en bébé dans ce machin ! Je finis par y parvenir, vérifiant tout avant de sortir. Et évidemment quand vous sortez avec un bébé, il faut tout prévoir. Biberon de lait, couches, rechange, lingettes, crèmes et tout le tintouin. C’est donc avec un sac sur l’épaule et le porte bébé dans la main que je finis par sortir enfin, dans le froid de Cambridge. Sur la route pour aller chercher Roman, Tom s’endort. La voiture lui fait toujours ça et bon sang, ce n’est pas plus mal ! Roman ne tarde pas et monte dans la voiture. C’est un de mes collègues à Harvard. Un souci de voiture et il n’avait pas de solution pour aller à l’aéroport. Et on remercie qui, du coup ? BIBI ! Finalement arrivés dans l’aéroport, je sors Tom de la voiture et j’accompagne Roman jusqu’à sa porte d’embarquement. Ca sera l’occasion de montrer les avions au p’tit bonhomme. Ah bah non, il dort ! D’ailleurs, le temps de discuter avec Roman, je pose le porte bébé par terre, juste à côté de moi. Et les minutes passent, tandis que notre discussion tourne essentiellement autour du Superbowl et de la qualité de jeu. Les passagers au départ de San Francisco sont finalement appelés et je salue Roman, me retournant pour attraper le porte bébé et quitter enfin l’aéroport. Et là … Mon sang se glace d’un coup. Dans le porte bébé, plus aucune trace de bébé. PUTAIN DE SANGLES DE MERDE ! Voila aussi, à créer des trucs ultra sécurisés ! Je lève la tête. A droite, à gauche, rien ! Absolument aucune trace de Tom. « Oh non. Non, non, non, non, non … » Je murmure en attrapant le porte bébé, m’avançant dans le grand hall. Je croise une femme finalement que j’interpelle. « Vous n’auriez pas vu un bébé ? » Elle me regarde comme si elle ne comprenait pas. « Un bébé ! Genre … Une petite personne ! Avec des petites mains, des petits pieds, une petite tête ! Un bébé quoi ! » Je lâche, complètement paniqué. Putain, je suis le seul homme dans cette ville capable de perdre mon bébé. Et Dolce ! Oh bordel, elle va me tuer ! Je passe une main sur mon visage tout en continuant à avancer, en regardant partout. J’envisage la crise cardiaque, au passage.

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Bienvenue à Cambridge,Aileen P. Lorens Date d'inscription : 30/12/2012
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MessageSujet: Re: « Perdre un bébé, c’est comme se masturber dans un avion, c’est plutôt mal vu. » ҩ Aileen.   Mar 5 Fév - 22:07


Maxwell & Aileen

Dans une légère secousse, l'avion se pose enfin sur la piste d'atterrissage de l'aéroport de Cambridge. Il est tout juste 6h00 du matin et bien évidemment, Une majeure partie des passagers ont la tête dans le potage. Ce qui a d'ailleurs le don de m'arracher un léger sourire… Je ne sais pas pourquoi, mais voir leur tronche de déterré, ça me fait bien rire. Enfin, je dis ça, mais après avoir passer la moitié de la nuit dans un avion, je ne dois pas avoir une meilleure tête. Cela dit, j'ai confiance. Je suis fraîche, je reste fraîche ! « L'avion en provenance de Phoenix est arrivé à destination de Cambridge. La température extérieure est de -2° et il est actuellement 6h02. Nous espérons que votre voyage s'est bien passé. La compagnie American Airlines vous souhaite une bonne journée ! » Maintenant, j'affiche une beau sourire, tout en m'assurant que ma tenue et ma coiffure sont impeccables. Les portes de l'avion s'ouvrent et les passagers commencent à récupérer leurs affaires, sortant ensuite petit à petit. Il faut bien une petite demi-heure avant que l'avion ne soit complètement évacué. Une fois l'appareil vide, je dois, avec ma collègue, vérifier que rien n'a été oublié. Cela nous prend une dizaine voire une quinzaine de minutes et nous pouvons finalement quitter l'engin. Mais avant ça, je me dépêche de reprendre mes affaires. Je place la bandoulière de mon sac sur mon épaule et prends ma veste, sortant à mon tour de l'avion. J'attrape mon téléphone portable placé dans une petite poche de mon sac et envisage de passer un coup de fil à Nolan. Le connaissant, il doit être dans un sommeil profond et j'aurais bien aimé le rejoindre. Mais c'est justement parce qu'il doit être en train de dormir que je ne l'appelle pas. Ces derniers temps, il est facilement irritable. Sait-on jamais… Composer son numéro reviendrait peut-être à signer mon arrêt de mort ! Au pire des cas, j'ai la clé de son appartement. Je crois qu'un réveil surprise tout en douceur serait largement préférable. Je laisse donc tomber mon idée et remet mon téléphone dans mon sac.

Comme toujours, l'aéroport de Cambridge est plutôt mouvementé. Les gens se bousculent, paniquent, se ruent vers les portes d'embarquements et toute cette agitation me donnerait presque le tournis. Au passage, je vois un homme se diriger vers moi. Gros bidon, cheveux gris, la cinquantaine. Évidemment… « Excusez-moi, mademoiselle. » Je m'arrête à sa hauteur, lui adressant un sourire poli. L'homme en question jette un coup d’œil à son billet et relève le regard. « Vous pourriez me dire où se trouve la porte d'embarquement E34. Je dois prendre un avion pour Las Vegas. » Lui, il doit tellement être désespéré qu'il espère pouvoir trouver la femme de sa vie dans un casino. Et puis forcément, cette femme, il finira par la trouver mais elle sera tellement bourrée qu'elle ne se rendra même pas compte qu'elle parle à un homme sexuellement frustré. Elle se fera avoir et lui, il va obligatoirement profiter de ce moment de faiblesse pour l'entraîner dans une de ces églises, là, où Elvis Presley joue le rôle le prêtre. Oh ouais… Le lendemain matin, cette pauvre femme va se retrouver la bague au doigt, sans rien comprendre à la vie. Je n'ose même pas imaginer la crise d'angoisse, quand elle va découvrir ce glouton à côté d'elle, dans son lit. Berk… Je tente de chasser ces idées de ma tête et regarde rapidement autour de moi. Je constate deux choses. De une, cet homme a des problèmes de vue. Il n'est donc pas gâter par la nature… Et de deux… Il est à deux doigts de louper son avion. Je pointe alors mon doigt en direction de la porte demandée. « Elle se trouve juste là-bas. Je vous conseille de vous dépêcher, ils sont en train de fermer les portes. » « Oh non, non, non, non… Merci, mademoiselle ! Merci beaucoup ! Bonne journée ! » Oh si, si, si, si. Un simple signe de la tête suffit pour lui dire au revoir et je ne peux m'empêcher de le regarder partir en courant, dans toute sa splendeur. Il manque d'ailleurs de tomber et tout le monde se retourne vers lui. « ATTENDEZ ! ATTENDEZ ! JE SUIS UN PASSAGER ! ATTENDEEEEEEZ ! » C'est dans ces moments-là que j'imagine Gandalf juste devant la porte, en disant « VOUS NE PASSEREZ PAAAAAS ! » Forcément, je rigole toute seule. Finalement, l'homme, à bout de souffle, parvient à convaincre les contrôleurs de le laisser passer. Coup de bol ! Je secoue la tête, replace correctement mon sac et je me dirige vers la sortie de l'aéroport. Et voilà que pour la deuxième fois en l'espace de quelques minutes, un second petit homme se dirige vers moi. Mais quand je dis petit, c'est vraiment petit. Pas plus haut que trois pommes. En fait, je ne sais pas d'où il sort, mais je vois un bébé avancer à quatre pattes, gazouillant comme s'il était le bébé le plus heureux du monde. Un sourire étire mes lèvres et bien évidemment, je ne peux pas laisser ce petit bout tout seul. Je me penche et tends les bras vers le petit garçon. Celui-ci n'a même pas un mouvement de recule et n'hésite pas une seule seconde à venir vers moi. Je l'attrape et me relève. Il ne doit pas avoir plus de 8 ou 9 mois. « Bah alors mon bonhomme ? T'es un peu petit pour prendre l'avion tout seul, toi ? » Je regarde aux alentours, sans voir de parents. Bordel… Alors quoi ? On va abandonner les gamins dans les aéroports, maintenant ?! « Et ils sont où tes parents ? Tu dois bien avoir une maman quelque part ! » Je lui attrape sa petite main, lui lançant un sourire rassurant. En tout cas, il n'a pas l'air de paniqué, lui. Incroyable ! Franchement, je ne sais pas ce que je suis supposée faire avec ce bébé. En tout cas, je ne peux pas le laisser là. Il doit forcément avoir des parents ! Ils doivent bien s'être rendus compte qu'il leur manquait quelque chose, non ? « Bon, on va voir ce qu'on va faire de toi. Je vais pas laisser un p'tit bonhomme aussi mignon que toi tout seul ! » Le bébé me sourit, sans avoir peur. C'est bien rare, tiens… Tentant de maintenir mon sac sur mon épaule tout en faisant attention au bébé, je me dirige vers le hall de l'aéroport. « Vous n’auriez pas vu un bébé ? » Quoi ? Quelqu'un qui cherche un bébé ? Je me retourne, le bébé dans les bras et là, je vois Maxwell Wellinghton, en pleine panique. Mon regard se porte alors sur le petit bonhomme que je tiens dans mes bras. « On dirait que j'ai trouvé ton papa ! » Le père insouciant, c'est donc lui ! Il panique et la femme qu'il vient d’interpeler ne semble pas comprendre ce qui lui arrive. « Un bébé ! Genre … Une petite personne ! Avec des petites mains, des petits pieds, une petite tête ! Un bébé quoi ! » Je suis tout simplement obligée de rire ! Alors lui… Il n'a pas changé ! Je m'avance vers lui, rigolant légèrement. « Champion Wellinghton ! Ta façon de décrire un bébé, ça m'épate ! » Une fois à sa hauteur, je le vois fixé son petit garçon, visiblement un peu soulagé. « Je suppose que le bébé que tu cherches, avec des petites mains, des petits pieds et une petite tête, c'est lui ? En tout cas, il correspond à ta description ! » Et une nouvelle fois, j'éclate de rire.
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« Perdre un bébé, c’est comme se masturber dans un avion, c’est plutôt mal vu. » ҩ Aileen.

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